N-Tiers : haute charge, haute disponibilité, haute solidité
HAUTE CHARGE
Le principe est simple. Il consiste à séparer les fonctions constitutives de votre service en ligne sur un ou plusieurs serveurs spécialisés dans chacun de ces services.
- Accueil Web
- Votre portail doit pouvoir faire face à votre volume de visiteurs dans les meilleures conditions
- Les services http et php sont opérés au niveau frontal.
- Base de données
- Chaque visiteur doit pouvoir accéder rapidement aux données qui le concernent.
- Les bases de données sont opérées au niveau dorsal.
- Sécurité
- Votre service web est crucial pour votre activité. Il convient d'en protéger l'accès contre l'abus ou la malveillance.
- Au niveau dorsal, celui des bases de données, l'accès direct par internet n'est pas possible : tout doit passer d'abord par le frontal.
- Autres Applicatifs
- Votre site a besoin de convertir des fichiers, d'analyser les comportements visiteur, d'envoyer des lettres d'information.
HAUTE DISPONIBILITE
Tous vos visiteurs peuvent désormais accéder aux pages de votre site avec aisance et fluidité.
Mais il faut songer à sécuriser les niveaux pour garantir la disponibilité des services.
Solution sur architecture simple. Un serveur par niveau
Entre le frontal et le dorsal, on effectue une réplication croisée des données.
Chaque niveau est donc la sauvegarde de l'autre.
Ainsi, en cas de dysfonctionnement, le service complet est assuré provisoirement par un seul des serveurs, pendant que le service technique NFrance remet l'autre serveur en fonction.
C'est une approche vers la haute disponibilité, mais qui peut montrer rapidement ses limites.
Solution sur cluster redondant. Plusieurs serveurs par niveau
On effectue la réplication croisée niveau par niveau.
Pour le frontal web, il est alors nécessaire d'ajouter en entrée d'architecture
un niveau mandataire / répartition de charge (proxy / load balancing)
C'est ce niveau qui va gérer les entrées et les sessions utilisateurs.
Au niveau dorsal, les bases de données sont synchronisées pour éviter les pertes de données.
HAUTE SOLIDITE
Architecture n-Tiers
Une architecture n-Tiers propose des services répartis par "briques".
Chaque service est opéré sur un (ou plus) serveur dédié physique ou virtuel. C'est la forme de cluster la plus efficace pour les services internet de type LAMP.
Architecture n-Tiers : mixte ou physique ?
Une architecture n-Tiers peut se composer de serveurs dédiés virtuels, de machines virtuelles de type cloud et de serveurs dédiés physiques.
NFrance préfèrera s'appuyer sur des serveurs dédiés physiques pour construire une architecture garantissant un fonctionnement de haute qualité, en complet accord avec le service 100% infogéré NFrance.
L'architecture n-Tiers commence à partir de deux machines. On peut l'étendre à n machines, en fonction de l'évolution des besoins.
Exemple d'architecture n-Tiers à 2 machines réparties sur deux datacenters
- 1 serveur http
- 1 serveur MySQL
Le serveur http est sauvegardé sur le serveur MySQLl, ce dernier étant réciproquement sauvegardé sur le serveur http.
Ainsi, en cas de dysfonctionnement d'un des serveurs -voire, assez improbablement, d'un des datacenters-, l'autre serveur prend le relais et assure temporairement l'ensemble des services. Selon les capacités techniques des serveurs, le relais après basculement peut présenter un service en mode normal, ou en mode dégradé si la consommation de ressources est importante, jusqu'au retour en fonction de l'architecture complète.
Exemple d'architecture n-Tiers à 10 machines réparties sur deux datacenters.
- 2 serveurs mandataires (proxy) redondants répartis sur deux datacenters. Leur fonction consiste à accueillir et "nettoyer" les requêtes http et de les transmettre aux serveurs web. Si un proxy tombe, on bascule sur le second. En fonctionnement normal et en pleine charge, les deux serveurs procurent une meilleure fluidité de traitement.
- 2 serveurs http répartis sur deux datacenters. Ils traitent les requetes http et php et gèrent les réponses web frontales du site ou du portail.
- 2 serveurs mysql répartis sur deux datacenters. Sur le modèle maitre/esclace, le premier serveur est répliqué sur le second en temps réel. Le risque de perte de données précieuses (commandes par exemple) est ainsi proche de zéro.
- 1 serveur d'e-mail, qui gèren l'ensemble des services de messagerie : confirmations, lettres d'information, courriels.
- 2 serveurs de fichiers redondants répartis dans deux datacenters. Ils servent l'ensemble des fichiers nécessaires à vos applications. Ils sont intégrés à l'architecture par nfs ou iSCSI, selon le cas.
- 1 serveur de sauvegarde
L'évolution de l'architecture n-Tiers s'effectue de manière progressive. Elle est totalement transparente pour l'utilisateur final, et même pour les développeurs du site.
Les avantages de l'architecture n-Tiers
L'avantage primordial est sans conteste la grande souplesse dans la modularité.
Moins poussée peut-etre que la granularité du cloud computing actuel. L'expérience montre qu'une architecture puissante a rarement besoin d'une granularité fine, dont le coût cumulé en cloud s'avère plus élevé à puissance égale et à fiabilité souvent moindre.
Deuxième avantage : le modèle n-Tiers bénéficie d'une maturité opérationnelle incontestable. Ce modèle reste massivement utilisé sur les applications et sites internet haute charge, très fréquentés ou exigeants en ressources matérielles.
Enfin, il est facile et rapide d'implémenter la redondance et les plans de reprise sur activité sur des architectures n-Tiers.
De plus, plusieurs méthodes permettent d'intégrer des composantes cloud en architecture n-Tiers, par notamment en utilisant des serveurs virtuels de type cloud dans une infrastructure n-Tiers.
L'inconvénient de l'architecture n-Tiers
La charge financière de départ est plus importante, car l'architecture minimale requiert au moins deux serveurs.
Par ailleurs, mais toujours sous un aspect financier, les serveurs d'une architecture trop largement dimensionnée peuvent dormir partiellement, ce qui est une perte d'argent. Ce constat est à l'origine du concept de cloud computing, et il est possible d'intégrer du cloud au n-Tiers pour minimiser ce phénomène. NFrance est très attentif à cet aspect dans l'élaboration de ses devis et évite le syndrome du “marteau pour écraser la mouche”.
Cloud, n-Tiers ou VDS traditionnel, que choisir ?
La réponse diffère pour chaque cas d'espèce. Le choix demande souvent une étude préalable du périmètre du projet. Les solutions cloud, entend-on, permettent de ne payer que ce que l'on consomme. C' est vrai, mais incomplet et le résultat peut se révéler inverse.
L'échange et la collaboration entre hébergeur et concepteur de l'application (NFrance et SSII ou développeur) sont nécessaires pour définir la solution d'architecture la mieux adaptée à chaque cas.
Quelques lignes directrices générales :
- FAIBLE CHARGE.
Un site à faible charge peut souvent trouver sa place sur un serveur dédié virtuel traditionnel. C'est une solution souple et très économique, adaptée à de nombreux cas de figure, sauf quand des pré-requis de sécurité et/ou de redondance s'imposent.
- HAUTE CHARGE ou TRES HAUTE CHARGE.
Dans ce cas, il sera presque toujours préférable de se tourner vers un serveur dédié physique classique ou une architecture n-Tiers, tout particulièrement si le projet est bien structuré et pré-construit. La modularité sera au rendez-vous, mais aussi la stabilité et la souplesse d'évolution. Pour NFrance, le cloud n'est pas une réponse fiable aux très hautes charges.
- CHARGE INCONNUE A L'AVANCE.
Le cloud peut alors être une alternative intéressante. Mais il faut preter attention à la facture qui peut s'alourdir très rapidement hors de votre maitrise, surtout en cas de dépassement des modules initiaux.
- HAUTE DISPONIBILITE.
Basé principalement sur la redondance des services, l'architecture n-Tiers physique ou Cloud peuvent convenir selon les cas.
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